Les archives pour octobre, 2008

vanille de Tahiti, vanilla tahitensis, vanilla odorata, vanilla planifolia

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On sait que la vanille de Tahiti a été introduite par l'amiral Hamelin au 19 siècle à partir de plants des Philippines mais on se perdait en conjectures sur l'origine géographique et le genre de cette vanille car on ne la trouve nulle part à l'état naturel.

Une équipe de chercheurs de l'UCR (Université de Californie Riverside- Department of Botany and Plant Sciences) dirigée par Pesach Lubinsky a identifié ses origines et expliqué son parcours à travers les navires de commerce espagnols et français.

Les plants importés des Philippines avaient été eux-mêmes apportés par les Galions de Manille, ces navires de commerce espagnols qui reliaient le Mexique aux Philippines de 1565 à 1815 et qui transportaient des porcelaines chinoises, de la soie, de l'ivoire, des épices et autres denrées vers Mexico en échange d'argent.

Le voyage de la vanille de Tahiti commence donc dans les forêts tropicales du Guatemala mais malgré toutes les recherches aucune "vanilla tahitensis" ne s'y trouve

La surprise vient que les résultats d'analyse des ADN nucléaires et chloroplastiques de plus de 40 variétés de vanille provenant du monde entier montrent que "vanilla tahitensis" est un hybride de "vanilla planifolia" et "vanilla odorata" et confirment ce parcours.

"Vanilla planifolia", plus connue sous le nom de vanille Bourbon, a été la première espèce cultivée dans un but commercial principalement à Madagascar et en Indonésie.
"Vanilla odorata" est une vanille très rare que l'on trouve dans les forêts de Belize (au sud de Mexico) et du Guatemala et elle n'a jamais été cultivée.

Lubinski pense que les Mayas géraient les ressources de leurs forêt pour la culture du cacao et obtenir le chocolat dont ils étaient friands et qu'ils cultivaient également la vanille, épice qui leur servait à parfumer ce chocolat. Les Mayas auraient introduit différentes espèces de cacao et plants de vanilles qui poussaient dans les forêts avoisinantes. Des espèces jusqu'alors géographiquement éloignées se seraient hybridées lorsqu'elles ont été rapprochées.
Voilà commence l'histoire de la vanille de Tahiti, une création des Mayas.

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Pesach Lubinsky, a postdoctoral researcher in UC Riverside's Department of Botany and Plant Sciences, attends to a vanilla orchid.

Photo credit: UCR Strategic Communications.

L'intérêt de cette découverte est la possibilité de créer de nouvelles espèces et aussi de regénérer vanilla tahitensis existante.

L'EPIC Vanille de Tahiti est associé au programme de recherche 2009 au Belize et au Guatemala.

source:
Tahitian Vanilla Originated in Maya Forests, Says UC Riverside Botanist Team led by Pesach Lubinsky identifies enigmatic orchid’s origins; traces its Pacific voyage via Spanish and French trading ships (August 21, 2008).
http://newsroom.ucr.edu/cgi-bin/display.cgi?id=1911

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Monoï Heïva, monoï Lcps, monoï Reva, monoï Sachet, monoï Tiki

Monoï Heïva (Savonnerie de Tahiti), monoï Lcps (Laboratoire de Cosmétologie du pacifique Sud), monoï Reva (Pacific Way), monoï Sachet (Parfumerie Sachet), monoï Tiki (Tiki Parfumerie), ce sont les 5 fabricants de monoï qui font partie du Groupement interprofessionnel du Monoï de Tahiti(GIMT).

Ces cinq entreprises ont "réalisé un chiffre d'affaires de plus de 400 millions de Fcfp (environ 3,3 millions d'euros), et une activité qui a connu une croissance de 10 % en 2006 dont près de 80 % à l'exportation. C'est aussi une filière jeune représentant plus de 100 emplois directs".

Ce sont ces 5 fabricants qui transforment en Monoï de Tahiti AO l'huile de coco tirée du coprah à l'Huilerie de Tahiti et livrent dans le monde entier les industriels de la cosmétique, les plus grands noms comme comme les petites structures, qui utilisent et proposent des produits à base de Monoï de Tahiti.

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Un timbre aux senteurs de monoï de Tahiti

Le 17 septembre 2008, l'OPT a émis un timbre aux senteurs tiare.
Le Tiare Tahiti, littéralement, la « fleur de Tahiti ». Elle est la fleur emblème de la Polynésie Française, son parfum en est la signature inoubliable. Ce parfum puissant et suave, rappelle le gardénia, la tubéreuse avec des aspects de fleurs de pommier. Il enivre le voyageur pour toujours dès l’instant où la hei tiare, cette luxuriante couronne de fleurs blanches, se pose sur ses épaules. Plante endémique de Polynésie française, le Tiare Tahiti, Gardenia Taitensis, est un arbuste de la famille des rubiacées. Ses feurs régulières d’un blanc neigeux se détachent par contraste sur le vert profond des feuilles vernissées à bord lisses. Mais le Tiare Tahiti n’est pas seulement une fleur de parfum et de beauté. Elle est l’une des plantes les plus importantes du Ra’au Tahiti, la pharmacopée traditionnelle de la culture Maohi. On la mentionne notamment dans la préparation pour le traitement des migraines, des maux d’oreilles, le soin des plaies eczémas… et dans le fameux Mono’i. En Maohi, Mono’i signife huile parfumée ou huile sacrée. Il est obtenu par macération de plantes médicinales et aromatiques dans de l’huile de noix de coco. Le Tiare Tahiti lui confère son parfum, ses adoucissantes et purifiantes vertus. Traditionnellement, les fleurs fraîches ou sèches sont mélangées à du coco râpé. La préparation repose au soleil et progressivement apparaît à la surface une huile fine et délicate, chargée de parfum et de vertus pour la peau et les cheveux. Le Mono’i peut aussi être obtenu par enfleurage de l’huile raffinée de Coco par des fleurs fraîches de Tiare Tahiti cueillies au stade de bouton. C’est cette dernière technique qui a été retenue pour le Monoï de Tahiti, Appellation d’Origine Contrôlée – cette huile prodigieuse qui fait le tour du monde.

Institut du Monoï

Source OPT
http://www.tahitiphilatelie.com/details_timbres.php?id=173&annee=2008

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